Archives de catégorie : Assomption de la Vierge Marie

Mon âme exalte le Seigneur

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En ce 15 août, nous célébrons la fête de l’Assomption de la Vierge Marie, son entrée définitive dans la gloire de Dieu. C’est une fête exceptionnelle à laquelle tous les chrétiens sont convoqués. Tous les ans, de nombreux pèlerins ont l’habitude de se rassembler à Lourdes, La Salette, Fatima et en divers autres lieux de pèlerinage. Cette année, beaucoup ne peuvent s’y rendre à cause de la pandémie ; mais rien ne nous empêche de nous tourner vers la Vierge Marie pour implorer sa protection.

Dans le Nouveau Testament, on parle très peu de Marie, mais ce qu’on nous en dit est de la plus haute importance. L’Évangile de ce jour nous rapporte le récit de la Visitation et la prière du Magnificat. Marie se rend chez sa cousine Élisabeth devenue enceinte du futur Jean Baptiste ; elle y va pour lui apporter ses services mais aussi pour communier avec elle du merveilleux bonheur de la vie. Elle rend grâce car, dans le cœur de Dieu, les petits, les humbles, les exclus ont la première place. Marie se reconnaît proche d’eux. Elle le montre par sa prière mais aussi par son engagement. C’est cet amour qui l’a poussée à faire ce long déplacement chez sa cousine Élisabeth.

La Vierge Marie n’a pas changé : si nous l’appelons, elle accourt vers nous. Nous pouvons compter sur elle car elle est notre mère. C’est Jésus qui l’a voulu quand il était sur la croix. S’adressant à Jean, il lui dit : « Voici ta mère »; et à Marie : « Voici ton fils ». À travers lui, c’est toute l’humanité que Jésus confiait à sa mère. Alors, comme Jean, n’hésitons pas à prendre Marie chez nous et à lui donner la place d’honneur. Nous pouvons toujours compter sur elle.

C’est en pensant à cela que nous lisons le récit de l’Apocalypse (1ère lecture). Pour ceux qui n’ont pas l’habitude, ce texte est un peu déroutant. Pour le comprendre, il faut savoir qu’il est écrit pour des chrétiens persécutés. Pour des raisons de sécurité, il utilise un langage codé que seuls les initiés peuvent comprendre. Toutes ces visions sont là pour annoncer la victoire du Christ sur les forces du mal. La femme qui engendre le Messie, c’est le peuple de Dieu. Ce Messie est affronté au dragon qui représente Satan mais aussi l’empire romain totalitaire et persécuteur. Mais contre ce Messie, il ne peut rien.

La tradition chrétienne a vu dans la mère de ce Messie la Vierge Marie, mère de Jésus ; nous pouvons toujours compter sur elle dans notre combat contre les forces du mal. Comme nous le dit un très beau chant, elle est “la première en chemin”. Elle ne cesse de nous renvoyer au Christ vainqueur de la mort et du péché. Comme aux noces de Cana, elle continue à nous redire : “Faites tout ce qu’il vous dira…” Et Jésus nous invite à “puiser à la Source” de celui qui est l’amour, la paix et la joie.

La deuxième lecture ne parle pas directement de Marie. Saint Paul nous rappelle que Jésus est ressuscité d’entre les morts. Il est le premier d’une longue lignée à rejoindre le Père dans sa gloire. Par-delà la mort, il nous ouvre le chemin. Ce sera un très beau cortège et Marie y occupera une place de choix. Elle est la première à bénéficier en son âme et en en son corps de la résurrection de Jésus, premier né d’entre les morts. Avec elle et avec tous les saints du ciel, nous sommes tous appelés à la gloire de la résurrection. Notre Dieu est le Dieu des vivants : il veut que nous ayons la vie en abondance. Cette fête du 15 août est une fête de la vie.

L’Assomption de Marie nous montre donc le but de notre pèlerinage terrestre. Le chemin pour y parvenir, c’est Jésus lui-même qui nous le montre. Marie n’a pas suivi d’autre chemin. Elle a été l’humble servante du Seigneur. Elle est celle qui n’a eu d’autre souci « que tout se passe selon la Parole de Dieu ». Cette fête de l’Assomption vient raviver notre lien profond avec le Christ. Ce que Dieu a réalisé pour elle nous est offert à tous, gratuitement et sans mérite de notre part. Ce bonheur qui est le sien, nous y sommes tous appelés. Notre vie terrestre nous prépare à ce monde nouveau que Jésus appelle le Royaume de Dieu. Il importe que nous entendions bien l’appel du Christ et que nous nous mettions en route sans attendre.

Au cours de la prière universelle, nous pourrons joindre notre prière à celle de Marie et à celle de l’immense foule de tous les saints du ciel pour les besoins spirituels et matériels de notre monde. Nous lui confierons toutes les souffrances de malades, des exclus et des blessés de la vie. Nous allons ensuite offrir le sacrifice de Jésus ; avec Marie debout au pied de la croix, nous supplions le Seigneur pour nous et pour le monde entier. Qu’il nous donne la joie et l’espérance de la rejoindre un jour.

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Sources ; Revues liturgiques, Homélies pour l’année b (Amédée Brunot, Lectures bibliques des dimanches (Albert Vanhoye)

« Marche avec nous, Marie… »

Textes bibliques : Lire

Cette fête de l’Assomption est l’une des mieux célébrées en l’honneur de la Vierge Marie. Ils sont nombreux ceux et celles qui profitent de l’occasion pour se rassembler à Lourdes et sur les lieux de pèlerinages pour invoquer sa protection. C’est que Marie tient une place toute spéciale. L’Église est comme une grande famille. Dieu est notre Père. Marie y joue un rôle maternel. La fête d’aujourd’hui nous donne l’occasion de réfléchir à ce rôle que Dieu a confié à Marie.

L’Assomption c’est la fête de Marie qui entre corps et âme dans la gloire de Dieu auprès de son fils ressuscité. La bonne nouvelle c’est que Marie n’a fait que nous y précéder. Ce bonheur qui est le sien, nous y sommes tous appelés. Ce que Dieu a réalisé pour Marie nous est également destiné. Avec Marie, notre vie actuelle est une marche à la suite du Christ vers cette grande fête que Dieu nous prépare.

Dans l’évangile, Jésus se présente à nous comme Le Chemin, la Vérité et la Vie. C’est par lui que nous passons pour aller au Père. Et Marie est toujours là pour nous renvoyer sans cesse à lui. Comme aux noces de Cana, elle nous redit inlassablement : « Faites tout ce qu’il vous dira. » Son message à Lourdes, Fatima et ailleurs nous renvoie à l’évangile. Il est un appel à la prière, la pénitence et la conversion.

L’Évangile qui nous est proposé fait suite à l’Annonciation. L’ange Gabriel vient d’annoncer à Marie qu’elle serait la mère du Sauveur. Ayant appris que sa cousine Élisabeth est devenue enceinte du futur Jean Baptiste, elle se met en route. Cette rencontre entre Marie et Élisabeth donne lieu à une explosion de joie. La Visitation ce n’est pas qu’une simple rencontre familiale entre deux cousines : c’est la rencontre des deux alliances, l’ancienne avec Élisabeth et la nouvelle avec Marie. À travers ce Messie pas encore né, c’est Dieu qui vient visiter le peuple de l’ancienne alliance.

Tout cela doit donner une nouvelle orientation à la manière dont nous vivons les uns avec les autres. Si nous voulons honorer Marie, il ne faut pas oublier qu’elle est notre mère à tous, y compris de ceux que nous n’arrivons pas à supporter. Comment honorer Marie en ce 15 août si nous avons un regard et des paroles méprisantes pour telle ou telle catégories de personnes. Comment l’appeler « Reine de la Paix » si nous sommes fâchés avec un voisin ? Comme le Christ, Marie souffre de ces divisions qu’il y a dans le monde, dans nos communautés et nos familles.

Mais avec elle, il n’y a pas de situation désespérée. Quand tout va mal, quand nous sommes sur la croix, elle est là. Elle se tient debout pour nous aider à traverser l’épreuve. Quand nous sommes en manque de paix et de joie, elle est encore là. Comme aux noces de Cana, elle dit à Jésus : « Ils n’ont plus de paix et de joie. » Et Jésus nous rend la paix et la joie. Quand nous sommes tombés au plus bas, elle se baisse pour nous ramasser. Elle ne craint ni notre péché ni notre douleur. Elle qui a misé toute sa vie sur l’amour, elle nous aide à nous remettre debout pour reprendre notre route à la suite du Christ.

En ce jour, nous rendons grâce au Seigneur pour ce cadeau merveilleux qu’il nous fait en nous donnant Marie pour mère. Cette fête de l’Assomption vient raviver notre lien profond à Jésus Christ et notre désir de le suivre fidèlement tout au long de notre vie. On a aussi appelé cet événement « la dormition de Marie ». La mort c’est fermer les yeux à ce monde pour les rouvrir à Dieu. Cette fête doit renouveler et renforcer notre confiance en lui. Ne craignons pas l’avenir ni le jugement de Dieu. Oublions nos péchés ; brûlons-les au feu de la Miséricorde. Nous serons jugés sur l’amour et seulement sur l’amour. C’est l’Amour qui nous prendra et nous emportera. L’heure où nous quitterons la terre sera notre Assomption.

Pour ceux qui préfèrent : Homélie de 2018

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« La première en chemin »

 Textes bibliques (messe du jour) : Lire

Le 15 aout est un rendez-vous important au cœur de l’été. C’est le seul jour férié dédié à la Vierge Marie. Ce jour-là, beaucoup de chrétiens sont rassemblés dans de nombreux sanctuaires pour la fêter comme il se doit. Ils ont choisi de se rendre à Lourdes avec le pèlerinage national. D’autres se retrouvent à Fatima, ND du Laus, le Puy en Velay, Pontmain mais aussi dans les petites chapelles de nos campagnes. C’est ensemble, les uns avec les autres que nous nous unissons à l’action de grâce de Marie. Et nous nous unissons à la prière de toute l’Église pour notre monde d’aujourd’hui. Continuer la lecture de « La première en chemin »

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