Archives de catégorie : 2ème dimanche de l’Avent (A)

Voici l’Agneau de Dieu

Lectures bibliques : Lire

Depuis dimanche dernier, nous sommes entrés dans la période liturgique du Temps ordinaire. Cette appellation est trompeuse. Elle pourrait laisser entendre qu’il existe des temps essentiels comme Noël et Pâques et un temps de moindre importance qu’on pourrait faire passer au second plan. Or ce qui a été premier, dans le développement de l’année liturgique, ce n’est ni Noël ni Pâques, c’est le dimanche, jour du Seigneur ; c’est le jour où l’on célèbre le Christ ressuscité vainqueur de la mort et du péché.

Ce Jésus dont nous venons de fêter la naissance a une bonne nouvelle pour toute l’humanité. Cette bonne nouvelle a été annoncée aux bergers, et, à travers eux, aux petits, aux pauvres et aux exclus. Puis elle a été annoncée aux mages venus du monde païen. Ils ont été les premiers d’une très longue procession à se mettre en route vers les Christ Sauveur. Tout au long de l’année, nous sommes invités à découvrir les merveilles que le Seigneur a accomplies pour le salut du monde.

Cette libération était annoncée depuis plusieurs siècles par le prophète Isaïe. Nous nous rappelons que le peuple d’Israël avait été déporté en terre d’exil. Il y a beaucoup souffert de toutes sortes de brimades. Mais Dieu voit la souffrance des siens et il leur envoie son prophète pour leur annoncer la libération. Et surtout, il leur confie une mission : ils sont appelés « serviteur » de Dieu ; ils sont choisis pour manifester l’amour que Dieu porte à ses propres fils et aux nations païennes. Ce serviteur doit être la lumière des nations.

Le même Dieu compte sur chacun de nous malgré nos faiblesses. Il a envoyé son Fils Jésus pour chercher et sauver ceux qui étaient perdus. Tous ont du prix à ses yeux, y compris ceux que le monde rejette. Il ne veut pas qu’un seul se perde. Et il compte sur nous, pauvres pécheurs, pour être porteurs d’espérance et de lumière pour toute l’humanité.

C’est aussi ce message que nous trouvons dans la seconde lecture : personne n’aurait imaginé que Saul le persécuteur des chrétiens deviendrait un grand apôtre de Jésus Christ. Sa rencontre avec lui sur le chemin de Damas a provoqué en lui un véritable retournement. Et tout au long des années qui ont suivi, il n’a cessé de témoigner de cette miséricorde du Seigneur. Son message d’aujourd’hui s’adresse à des nouveaux convertis. Ils sont amenés à découvrir que le Christ est venu pour tous. Les uns et les autres sont invités à devenir disciples et missionnaires. Jésus les appelle tous à la sainteté, y compris ceux qui sont tombés très bas. Tous ont du prix aux yeux de Dieu.

L’Évangile nous présente la rencontre entre Jésus et Jean Baptiste près du fleuve Jourdain ; Jean Baptiste voit Jésus qui s’avance au milieu de la foule des pécheurs. Inspiré d’en haut, il voit en lui « l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde ». En fait, la traduction de ce verbe est trop faible ; il faut le comprendre au sens de « soulever », « prendre sur soi ». Jésus est venu dans le monde pour nous libérer de l’esclavage du péché, en se chargeant des fautes de l’humanité. Tout cela, il l’a fait en aimant. Il n’y a pas d’autre façon de vaincre le mal, sinon l’amour qui pousse à donner sa vie pour les autres.

C’est ainsi que Jésus nous est présenté sous les traits du « serviteur » qui porte nos souffrances, « qui s’est chargé de nos douleurs », jusqu’à mourir sur une croix. C’est la promesse d’Isaïe qui se réalise bien au-delà de toutes nos espérances. Il est le véritable « Agneau pascal » qui s’immerge dans le fleuve de notre péché pour nous purifier. Dieu ne nous abandonne pas. Il nous a aimés le premier « comme on n’a jamais aimé ». Nous venons de fêter à Noël la naissance du Christ sauveur. C’est l’irruption de Dieu chez les hommes pour leur apporter le salut.

Jean Baptiste voit en Jésus un homme qui se met dans la file des pécheurs pour se faire baptiser alors qu’il n’en a pas besoin. Il reconnaît en lui « l’Agneau de Dieu ». Un agneau, c’est faible et fragile ; c’est un symbole d’obéissance, de docilité et d’amour sans défense. Jésus nous est présenté comme cet agneau venu nous libérer de la masse énorme du mal qui nous accable. Malgré les attaques qu’il doit affronter, il supporte tout ; il reste soumis ; Jésus est ainsi ! Il est comme un agneau.

Nous, chrétiens d’aujourd’hui, nous sommes disciples de Jésus « Agneau de Dieu ». Cela signifie que nous devons mettre l’innocence à la place de la méchanceté, l’amour à la place de la force, l’humilité à la place de l’orgueil, le service à la place du prestige. C’est une conversion de tous les jours. Mais nous ne sommes pas seuls dans ce combat. « Comme Jean, laissons faire Jésus ; laissons-le nous sauver ; laissons-le nous aimer en lui ouvrant notre cœur. Avec lui, nous entrerons dans la vie de Dieu Père, Fils et Saint Esprit ». (Pape François)

Nous te prions Seigneur, fais grandir en nous la foi pour que nous puissions, comme Jean Baptiste, te montrer aux hommes d’aujourd’hui et les conduire vers toi. Amen

Télécharger : 2ème dimanche du Temps ordinaire

Sources : Revues Feu Nouveau – Fiches Dominicales – Elle est vivante la Parole de Dieu Homélies dominicales Année À (R. Houlliot) – François Selon saint Jean

Messagers du Seigneur

Textes bibliques du 2ème dimanche de l’Avent : Lire

Depuis dimanche dernier, nous sommes entrés dans le temps de l’Avent. Ce mot signifie « avènement ». Cette période qui nous prépare à Noël nous rappelle aussi que le Seigneur reviendra à la fin des temps. Nous attendons cette venue et nous sommes invités à nous y préparer. En ce 2ème dimanche de l’Avent, nous faisons un pas de plus : ce Jésus qui reviendra est aussi celui qui vient. Il nous rejoint tous les jours au cœur de nos vies et de nos épreuves. Il compte sur notre accueil. Son grand projet, c’est de nous ramener à lui.

La première lecture nous adresse un message d’espérance. Il rejoint des croyants qui vivent une époque troublée par des invasions étrangères. La population a beaucoup souffert à cause des guerres avec les pays voisins. Elle a été humiliée par de nombreuses défaites. Mais le prophète annonce des jours meilleurs. Il utilise l’image de l’arbre qui meurt. Quand ça arrive, des rejetons surgissent tout autour ; c’est une manière de dire que le mal et la mort n’auront pas le dernier mot.

« Un bourgeon naîtra du trône de Jessé ». Un bourgeon, c’est tout petit. Cette petitesse, nous la voyons à Noël : un enfant, une étable, une maman, un papa… Mais sur ce bourgeon, reposera l’Esprit du Seigneur. Les petits comprennent qu’ils sont un petit bourgeon sur un très grand tronc, un bourgeon sur lequel vient l’Esprit du Seigneur. La seule attitude qui convient c’est de marcher humblement en présence du Seigneur. Cette humilité est un don de l’Esprit Saint.

Dans la seconde lecture, saint Paul nous montre quels comportements adopter face à cette initiative gratuite du don de Dieu. Il désigne trois impératifs fondamentaux : méditer les Écritures, vivre dans l’humilité et pratiquer l’accueil mutuel. Cette unité ne doit pas se construire autour de nos idées et de nos certitudes mais autour de Dieu. Pour servir cette unité, il importe que nous sachions nous accueillir les uns les autres comme lui-même a accueilli tous les hommes. Nous ne serons vraiment crédibles que si nous sommes accueillants.

Dans l’Évangile, nous trouvons Jean Baptiste qui s’adresse aux foules dans le désert. Il leur annonce que le règne de Dieu est tout proche. L’urgence c’est de préparer la venue du Seigneur et d’aplanir sa route. L’Avent nous rappelle que Jésus vient aujourd’hui. La meilleure manière de l’accueillir c’est de nous retirer loin des bruits de ce monde, loin des sollicitations publicitaires qui ont tendance à prendre une place de plus en plus envahissante dans notre vie. La véritable conversion passe par le dépouillement de notre cœur et de notre esprit.

Cet appel à nous convertir s’exprime à travers des choix très concrets : « Aplanissez la route pour Dieu », nous recommande Jean Baptiste. Cela signifie qu’il nous faut faire sauter tous les obstacles qui nous éloignent de lui, l’indifférence ambiante, la peur de la critique, l’impression que le mal est toujours triomphant. Quand nous lisons les journaux ou quand nous regardons la télévision, nous ne voyons souvent que ce qui va mal, la violence, le racisme, la crise économique. Ce temps de l’Avent nous invite à revenir à l’évangile pour réapprendre à voir le monde avec le regard de Dieu, un regard plein d’amour et d’espérance. Avec le Christ, nous pouvons être sûrs que le mal n’aura pas le dernier mot. C’est l’amour qui vaincra.

« Produisez un fruit qui exprime votre conversion » nous dit encore Jean Baptiste. Prier tous les jours et aller à la messe c’est bien. C’est même indispensable. Mais les fruits que Dieu attend de nous, c’est aussi le respect des autres, c’est le partage avec celui qui a faim et froid, c’est aussi le courage de pardonner à celui qui nous a blessé ; c’est aussi lutter contre tout ce qui détruit une personne, un groupe ou une société. Nous pensons à l’égoïsme, l’indifférence, l’injustice sociale, les scandales financiers qui plongent les plus pauvres dans la misère. Préparer la venue du Seigneur dans notre vie et notre monde, cela passe par des gestes d’accueil, de partage et de réconciliation.

C’est en regardant vers sa croix que nous comprenons ce qu’il attend de nous. Devant cet amour passionné de celui qui a donné sa vie pour le salut du monde, nous découvrons que nous sommes loin du compte. Il nous faudra bien toute notre vie pour vraiment nous convertir à Jésus Christ. Il ne cesse de nous appeler à marcher à sa suite, mais de notre part, c’est souvent un pas en avant et deux en arrière. Il nous arrive de tomber mais le Seigneur est toujours là pour nous relever et nous aider à nous remettre en route. Son amour nous est offert une fois pour toutes et rien ni personne ne peut nous en séparer.

En ce jour, Jean Baptiste nous oriente vers Celui qui doit baptiser dans l’Esprit Saint et le feu. Par ce baptême, il nous donne une force extraordinaire de renouvellement et de recréation capable de saisir les plus grands pécheurs pour en faire des saints. Ce feu dont parle l’évangile c’est celui de l’amour qui est en Dieu. En suivant le Seigneur Jésus, nous sommes plongés dans cet amour de Dieu. Que cette Eucharistie nous permette de partager ce bonheur avec tous ceux qui nous entourent. AMEN

Sources : Revues Feu nouveau, Les Cahiers Prions en Église, Année chrétienne, Pape François, l’intelligence des Écritures (Marie Noëlle Thabut) Missel Bayard, missel du dimanche…

Télécharger : 2ème dimanche Avent (A)

Préparons dimanche

Fête de l’Immaculée Conception