Archives de catégorie : 28ème dimanche du temps ordinaire (C)

Prier sans se lasser

 Textes bibliques : Lire

La première lecture et l’Évangile de ce dimanche nous invitent à nous interroger sur la place que nous donnons à la prière dans notre vie. Le livre de l’Exode nous montre la vaillante supplication de Moïse. C’est grâce à cette prière que le peuple a pu triompher dans sa lutte contre ses ennemis. En lisant ce récit, nous comprenons l’importance et la force de la persévérance dans la prière personnelle et communautaire.

Au cours de ce mois d’octobre, nous entendons l’appel du pape qui nous envoie en mission. Nous, chrétiens baptisés et confirmés, nous sommes tous envoyés. Comme Moïse, nous sommes tous invités à nous mettre en prière pour soutenir tous ceux qui annoncent l’Évangile sur les cinq continents. Beaucoup y sont affrontés à la persécution et aux violences de toutes sortes. Ils comptent sur nous pour les soutenir de notre prière personnelle et communautaire. Croire en la prière d’intercession c’est ne pas baisser les bras. Cela ne sera possible que si nous nous unissons à plusieurs dans la prière.

La seconde lecture nous montre la réponse de Dieu. Quand nous lisons les textes sacrés, c’est lui qui nous parle. Il ne demande qu’à nous communiquer la sagesse « en vue du salut par la foi ». Ce trésor de l’Évangile est fait pour être partagé largement et avec persévérance. Mais pour l’apôtre Paul, tout commence dans la prière. Pour lui, c’est une manière de vraiment mettre le Christ au centre de sa vie et de sa mission. C’est ainsi qu’il a pu dire : « Ce n’est plus moi qui vis, c’est le Christ qui vit en moi » (Galates 2, 20). La prière nous aide à nous ajuster de plus en plus à ce Dieu qui ne demande qu’à nous communiquer son amour.

Dans l’Évangile de ce jour, Jésus dit à ses disciples « une parabole sur la nécessité pour eux de toujours prier sans se décourager » : C’est l’histoire d’une pauvre veuve complètement démunie. Elle a des démêlés avec la justice ; mais le juge qu’elle va rencontrer reste sourd à sa demande. Nous connaissons cela : quand l’administration ne veut rien entendre, c’est vraiment difficile d’obtenir gain de cause. Mais la parabole de l’Évangile nous montre que tout finit bien. À force d’être harcelé, le juge a répondu à la demande de cette veuve car il n’en pouvait plus d’entendre ses supplications répétées.

Si Jésus nous raconte cette parabole, c’est pour nous parler de Dieu : dans notre monde, un mauvais juge arrive à faire droit à une plaignante ; à plus forte raison, Dieu qui est Père ne peut que rester attentif à toutes nos demandes. Il nous écoute toujours avec amour, quoi que nous lui demandions. Notre Dieu n’est pas ce juge dont nous parle l’Évangile ; il est notre Père, un Père qui aime chacun de ses enfants et qui ne veut que leur bonheur. Voilà une bonne nouvelle qui devrait nous combler de joie.

Et pourtant, beaucoup disent qu’ils prient, mais ils ont l’impression de ne pas être exaucés. Alors, ils finissent par se décourager. Le problème ne vient pas de Dieu mais de nous ; le Seigneur est toujours là, à l’écoute, mais trop souvent, il n’y a personne pour l’écouter ; nous ne pensons qu’à notre demande et nous n’obtenons pas la réponse que nous attendons. Nous oublions alors que nous avons été entendus bien au-delà de tout ce que nous pouvons imaginer. L’important c’est de toujours rester en dialogue avec Dieu et de ne pas rester centrés sur nos pauvres demandes. C’est ainsi que nous serons de plus en plus reliés à ce Dieu qui est Amour. Saint Paul nous le dit à sa manière : « Rien ne peut nous séparer de son amour. »

La parabole de cet évangile se termine par une question posée à tous : « Le Fils de l’Homme, quand il viendra, trouvera-t-il la foi sur terre ? » Le pire ennemi de la foi c’est le découragement, c’est quand on devient blasé, quand on ne voit que ce qui va mal. Le Seigneur nous met en garde contre ce danger. Croire c’est s’obstiner dans la prière, c’est crier vers Dieu jour et nuit sans baisser les bras. Il ne manquera pas d’oiseaux de malheur pour dire que ça ne sert à rien. Mais l’exemple de la veuve est là pour nous apprendre l’obstination.

Ensemble, nous nous tournons vers toi Seigneur. Aide-nous à dépasser le plan terrestre où nous nous installons trop facilement. Garde-nous dans ton amour. Au milieu de nos travaux, de nos joies et de nos peines, fais-nous vivre en enfants de Dieu.

Télécharger : 29ème dimanche du Temps ordinaire

Un témoignage : Un témoignage de foi

Mises à jour sur le site https://puiseralasource.org/

Sources : revue Feu Nouveau – livret d’animation « Mois missionnaire extraordinaire » – Missel Ephata – Paroles pour la route homélies dominicales année C – documents personnels.

 

L’Évangile pour tous…

Textes bibliques : lire

Notre pape François ne cesse de nous inviter à aller « aux périphéries ». Cette année, il demande à l’Église de vivre « un mois missionnaire extraordinaire ». La bonne nouvelle de l’Évangile doit être annoncée au monde entier et à tous les milieux. En communion avec toute l’Église, nous chrétiens baptisés et confirmés, nous sommes envoyés pour en être les messagers. L’Évangile de Jésus Christ est pour tous.

C’est ce message que nous trouvons dans les lectures bibliques de ce dimanche. Le peuple d’Israël a été le premier à bénéficier de cette annonce de la Parole de Dieu. Mais dans le Livre des Rois (1ère lecture), nous découvrons que ce trésor est également offert à des étrangers. Le général Syrien Naaman ne connaissait pas le Dieu d’Israël. Mais il a eu foi en la parole du prophète Élisée. C’est cette foi qui a été le point de départ de sa guérison et de sa conversion. Il décide alors de quitter les idoles pour ne plus adorer que le Dieu d’Israël. Ce Dieu n’est pas celui d’un peuple mais aussi celui de toute la terre. C’est de cela que nous avons à témoigner.

C’est ce qu’avait compris l’apôtre saint Paul : il a quitté son pays pour annoncer l’Évangile au monde entier. Au moment où il écrit sa lettre, il est en prison. Son message dérangeait beaucoup de gens. Ceux qui l’ont arrêté pensaient enrayer la diffusion de l’Évangile. Mais, dit Paul « on n’enchaine pas la parole de Dieu ». Rien ni personne ne peut l’empêcher d’être communiquée au monde entier. Le témoignage des martyrs a toujours été source de conversion. En voyant leur foi courageuse, des étrangers et même des persécuteurs se sont convertis à Jésus Christ. À la suite de Paul, ils sont devenus des messagers de l’Évangile.

L’Évangile de ce dimanche nous montre Jésus au cours de sa montée à Jérusalem. C’est là qu’il va livrer son Corps et verser son Sang pour nous et pour le monde entier. Or voici que dix lépreux viennent à sa rencontre. Ils supplient Jésus d’avoir pitié d’eux. Ces hommes étaient des exclus car leur lèpre les rendait impurs. Jésus les renvoie vers les prêtres pour faire constater leur guérison. Ils pourront alors être réintégrés dans leur communauté.

Mais parmi eux, il y avait un samaritain. En tant que samaritain, il restait un exclu. Il ne pouvait donc pas se présenter au prêtre. Alors il revient vers Jésus « en glorifiant Dieu à pleine voix ». Sa foi ne l’a pas simplement guéri, elle l’a sauvé. Il peut maintenant retourner auprès des siens qui ne font pas partie du peuple de Dieu. Il pourra y témoigner de cette bonne nouvelle : Jésus est le sauveur de tous les hommes, ceux qui font partie de son peuple et ceux qui sont loin. Au jour de l’Ascension, il demandera à ses apôtres d’aller annoncer l’Évangile au monde entier.

Voilà donc trois textes bibliques qui nous disent tout l’amour de Dieu pour nous. Il ne s’intéresse pas seulement à ceux qui font partie de son Église. Son grand projet c’est de rassembler tous les hommes du monde entier, y compris ceux qui sont les plus éloignés et même les plus opposés à la foi. Il aime chacun bien au-delà de tout ce que nous pouvons imaginer. C’est pour tous qu’il a donné sa vie sur une croix.

Notre réponse à cet amour infini doit être l’action de grâce. Naaman est revenu vers le prophète Élisée pour rendre grâce à Dieu. Toute la vie de saint Paul a été une action de grâce car, même en prison, il constate que la Parole de Dieu porte du fruit. Et dans l’Évangile, nous voyons le Samaritain lépreux se prosterner au pied de Jésus : il reconnaît en lui l’origine de sa guérison. À notre tour, nous sommes invités à rendre grâce à Dieu pour tout ce qu’il nous donne. Trop souvent, nous ne voyons que ce qui ne va pas. Nous oublions que Dieu est « là, au cœur de nos vies ». Alors oui, rendons-lui grâce par nos chants de louange et par toute notre vie.

Le seul désir de Dieu c’est de voir l’homme debout, vivant et aimant. Saint Irénée de Lyon nous le dit à sa manière : « La gloire de Dieu c’est l’homme vivant. La vie de l’homme, c’est de contempler Dieu. » Dieu nous a créés pour la vie en plénitude. Il ne se contente pas de nous guérir. Avec lui, c’est la porte de la Vie éternelle qui s’ouvre. C’est de ce salut que nous avons à témoigner auprès de ceux et celles que nous croisons sur notre route.

Tout au long de ce mois du Rosaire, nous nous tournons vers la Vierge Marie. Dans le Magnificat, elle rend grâce au Seigneur non seulement pour ce qu’il a fait en elle mais aussi pour son action dans l’histoire du Salut. En célébrant cette Eucharistie, nous nous unissons à cette action de grâce de Marie et nous lui demandons de nous aider à rester fidèles à la mission qui nous est confiée.

Télécharger : 28ème dimanche du Temps ordinaire

Sources : Revue Feu nouveau – Pour la célébration de l’Eucharistie (Feder et Gorius) – Missel communautaire – François selon saint Luc – livret d’animation « Mois missionnaire extraordinaire »

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