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Une Parole qui libère

Textes bibliques : Lire

Les textes bibliques de ce dimanche insistent très fortement sur l’importance de la Parole de Dieu dans la vie des croyants. Cette parole nous rejoint dans ce que nous vivons, y compris dans les situations les plus désespérées. C’est ce que nous découvrons en écoutant le livre de Néhémie (1ère lecture). Le peuple d’Israël revient de 50 ans d’exil sur une terre étrangère ; les repaires religieux se sont effondrés ; le temple de Jérusalem a été détruit. Les nations voisines sont toute puissantes et elles le font sentir. Alors, on se pose la question : Où est-il notre Dieu ?

Mais Dieu n’abandonne pas son peuple. Le prêtre Esdras l’invite à accueillir un message d’espérance : d’accord, il n’y a plus de temple. Alors, on se rassemble sur la place et on se met à écouter la loi de Moïse que le Seigneur avait donnée à Israël. Esdras monte sur l’estrade pour en faire la lecture depuis le lever du soleil jusqu’à midi (imaginez un peu !). Toute la matinée se passe en prières, lectures, homélies et chants. Quand on découvre la Parole de Dieu, on ne compte pas. Face à cette Parole, le peuple pleure de joie mais aussi de douleur. Elle vient éclairer la vie de ceux qui l’entendent mais en même temps, elle leur révèle leur péché.

Écouter la Parole de Dieu est absolument essentiel. Quand nous lisons ou écoutons un texte de la Bible, c’est Dieu qui nous parle. Il a une bonne nouvelle pour nous. Cette rencontre avec lui est source de joie et d’espérance. C’est pour cette raison d’Esdras invite les gens à faire la fête. Après la dure période de l’exil, le peuple comprend que Dieu continue à l’aimer et à le bénir. Nous n’aurons jamais fini de redécouvrir la force de cette Parole de Dieu. Quand nous l’écoutons avec un cœur attentif, elle devient une nourriture pour la route : « L’homme ne vit pas seulement de pain mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu. »

En lisant l’Évangile, nous découvrons que cette Parole de Dieu est une bonne nouvelle. Jésus vient de lire un passage du livre d’Isaïe : « L’Esprit du Seigneur est sur moi parce que le Seigneur m’a consacré par l’onction. Il m’a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres, annoncer aux captifs leur libération, et aux aveugles qu’ils retrouveront la vue, remettre en liberté les opprimés, annoncer une année favorable accordée par le Seigneur. » Et Jésus annonce à ses auditeurs que c’est « aujourd’hui » que cette parole s’accomplit. En lui, c’est Dieu qui agit. La parole des prophètes se réalise sous les yeux de tous. L’action du Christ apaise, guérit et redonne espérance. Et c’est aujourd’hui que tout cela se réalise.

Cette bonne nouvelle est destinée en priorité aux plus pauvres, aux prisonniers, aux aveugles. Ils sont nombreux ceux et celles qui souffrent de l’exclusion, des injustices et des violences de toutes sortes. Jésus leur annonce « une année de bienfaits accordée par le Seigneur. » En lui, c’est Dieu qui rejoint tous les hommes pour les combler de son amour et les conduire sur les chemins de la vie. Quand nous souhaitons une bonne année aux autres, nous avons l’habitude d’ajouter « et surtout une bonne santé. » Jésus va beaucoup plus loin : il nous parle d’une « année de bienfaits ». C’est avec lui que cela pourra se réaliser.

Le premier de tous ces bienfaits, c’est le rassemblement de tous les hommes en une grande famille. Saint Paul nous le dit à sa manière : nous sommes tous membres du Corps du Christ. En lui, nous pouvons devenir Parole de Dieu pour le monde. Mais cette Parole ne sera reçue que si nous sommes vraiment unis à Jésus et entre nous. Jésus lui-même a prié à cette intention : « que tous soient un pour que le monde croie. » La semaine de prière pour l’unité a été un appel très fort pour les disciples du Christ. Elle vient nous rappeler que c’est en lui que cette unité doit se construire. En nous rassemblant autour de lui, nous nous rapprochons les uns des autres.

Ces trois lectures nous adressent donc un appel de la plus haute importance. Elles nous invitent à remettre la Parole de Dieu au centre de notre vie. Aujourd’hui, le même Christ voudrait nous apprendre à prier en ouvrant la Bible avec soin et en lisant les textes proposés pour ce dimanche. Il est indispensable que toute prière, tout témoignage et toute prédication s’appuient sur la Parole de Dieu. Il est heureux de constater que l’Écriture retrouve toute sa place dans la liturgie. De plus en plus de familles prennent du temps dans la semaine pour se préparer à mieux accueillir les textes qui seront proclamés le dimanche. Cette Parole doit être accueillie avec le même respect que l’Eucharistie.

En ce jour, nous pouvons faire nôtre la prière du psaume : « La parole du Seigneur est parfaite qui redonne vie. La charte du Seigneur est sûre qui rend sages les simples ».

Sources : Revue Feu Nouveau, Homélies pour l’année C (Amédée Brunot), Lectures bibliques des dimanches année C (Albert Vanhoye)

Télécharger en PDF : 3ème dimanche du temps ordinaire

 

« Peuple de l’alliance »

Textes bibliques : Lire

En ce dimanche, nous sortons du temps des fêtes et nous entrons dans la période dite du « Temps ordinaire ». Ce n’est pas une période moins importante, bien au contraire : c’est un temps pour accueillir le Seigneur qui n’en finit pas de nous partager sa joie. Tout au long de cette période, nous serons invités à marcher en « conduite accompagnée » à la suite du Christ. Quelle que soit la situation, nous pouvons toujours compter sur lui. Il est « le chemin, la vérité et la Vie » ; personne ne va au Père sans passer par lui.

Les textes bibliques de ce jour nous montrent vers quel but nous avançons : ils nous disent que nous sommes tous invités à un repas de noces ; ce sont les noces de Dieu qui fait alliance avec l’humanité. Notre Dieu vient apporter la joie aux délaissés : ils ont la première place dans son cœur ; c’est ce message d’espérance que nous découvrons dans la 1ère lecture ; après 50 ans d’exil à Babylone, la communauté juive est réduite à une poignée de rescapés ; le moral est bien bas. Mais le prophète les rassure : c’est avec ce petit reste que Dieu a lié sa cause. C’est vraiment par amour qu’il fait alliance avec eux. Cette bonne nouvelle doit remplir leur cœur de joie.

Nous nous reconnaissons dans cette situation. Beaucoup sont inquiets pour l’Église. Tous ces contre-témoignages, ces divisions entre chrétiens ont de quoi nous inquiéter. Mais le prophète nous fait comprendre que le mal n’aura pas le dernier mot. C’est l’amour qui triomphera. C’est de cela que nous avons à témoigner auprès de tous les délaissés de la société. Ils ont besoin d’entendre ces mots de tendresse.

Dans la seconde lecture, saint Paul nous redit que Dieu nous comble de son amour. Mais il précise que ses dons sont variés. Ceux qui en ont bénéficié ne doivent pas en tirer orgueil. Ces dons de l’Esprit sont partagés à chacun pour le bien de tous. Quel que soit le charisme des uns et des autres, c’est toujours Dieu qui agit. C’est d’abord grâce à lui que le travail missionnaire peut porter du fruit.

Cette manifestation de l’amour de Dieu, nous la retrouvons dans l’Évangile de saint Jean. C’est au cours d’une noce que nous découvrons « le commencement des signes que Jésus accomplit ». Le mariage c’est la célébration de l’alliance entre un homme et une femme qui s’aiment et qui ont décidé de se donner l’un à l’autre. Cet événement nous parle de l’amour passionné de Dieu qui veut faire alliance avec tous les hommes de tous les temps et de tous les pays. Le Christ se présente comme l’époux qui veut épouser l’humanité pècheresse. Il veut la rétablir dans sa dignité en la réconciliant avec Dieu. Cette humanité nouvelle est née au pied de la croix du Christ. Voilà une bonne nouvelle qui concerne tous les hommes, juifs et païens.

Mais à Cana, la fête a failli être gâchée : on n’a pas prévu assez de vin et c’est la catastrophe ; Marie s’en est aperçue et elle le dit à Jésus. Ce vin qui manque en évoque d’autres, bien plus graves. Marie voit tout cela, et elle le dit à Jésus : « Ils n’ont plus d’amour ; ils n’ont plus de joie ; ils n’ont plus de paix ; tous ces gens victimes de la haine, de la violence et de l’indifférence, ce n’est plus possible. Ils sont nombreux ceux et celles qui vivent des situations douloureuses.

Marie voit tout cela et elle nous renvoie à Jésus : « Faites tout ce qu’il vous dira… » Elle nous invite à lui faire confiance. Dans ce signe de l’eau changée en vin, il ne faut pas voir que le côté merveilleux : ce signe nous renvoie à l’alliance entre Dieu et son peuple. Avec lui, c’est la joie retrouvée. L’Évangile nous parle de six jarres d’environ cent litres chacune. C’est que Dieu voit grand ; il ne compte pas. Cette abondance de vin signifie la profusion de grâce. Ces noces célèbrent l’alliance de Dieu avec les hommes. C’est une joie généreuse, débordante et inépuisable. C’est cela l’amour de Dieu.

En ce dimanche, prenons le temps d’entendre l’appel de Marie qui nous est sans cesse renouvelé. Elle nous renvoie au Christ et à l’évangile. Elle intercède pour nous et pour l’humanité tout entière. Toutes ces souffrances qui accablent tant d’hommes, de femmes et d’enfants, elle nous invite à les voir. Avec elle, nous apprenons à nous en remettre à Celui qui est venu épouser notre humanité et la féconder de sa vie divine. La bonne nouvelle de ce dimanche c’est que le Christ a le pouvoir de tout changer en nous. Il désire que nous retrouvions la joie et que nous soyons dans le monde les témoins de cette espérance qui nous anime.

Nous te rendons grâce, Seigneur, pour cette joie que tu mets en nous ; avec toi, nous repartirons pleins d’espérance et de dynamisme; ainsi nous pourrons témoigner autour de nous de la Bonne Nouvelle de ton amour pour l’humanité.

Sources : Revue, Feu Nouveau et Dimanche en paroisse, Missel des dimanches et fêtes des trois années (Bayard)

Télécharger : 2ème dimanche du Temps ordinaire

« Appelés enfants de Dieu »

Textes bibliques : Lire

Le jour de Noël, nous avons fêté la naissance de Jésus : il a été manifesté aux bergers et, à travers eux, aux petits, aux pauvres et aux exclus. Le jour de l’Épiphanie, dimanche dernier, cette révélation a été offerte aux mages. Cette fête nous a aidés à comprendre que le Christ est venu aussi pour les étrangers, pour ceux qui ne connaissent pas Dieu ; son amour est offert à tous. Et aujourd’hui, c’est une autre manifestation du Seigneur que nous célébrons : c’est Jean Baptiste qui nous le montre ; il vient annoncer la venue de Celui qui apporte le Salut au monde.

Cette bonne nouvelle était déjà proclamée par le prophète Isaïe (1ère lecture). Ce texte est un message de consolation pour un peuple qui vient de vivre 50 ans d’exil à Babylone : « Voici le Seigneur Dieu : il vient avec puissance… » Mais cette puissance n’est pas celle qu’on croit ; il ne vient pas pour venger ni pour punir. Cette puissance c’est celle de l’infinie tendresse de Dieu qui pardonne. Le Seigneur est là pour réconforter son peuple. Son amour est offert à tous : « Là où le péché a abondé, l’amour a surabondé. » (Lettre de saint Paul aux Romains). C’est quand le Seigneur vient à nous que nous retrouvons la vraie joie.

Dans sa lettre à Tite (2ème lecture), saint Paul nous parle du salut offert à tous les hommes ; au jour de notre baptême, nous avons été plongés dans l’amour infini de Dieu qui est Père, Fils et Saint Esprit. C’est un changement radical qui nous entraîne vers une nouvelle manière de vivre. Avec Jésus, c’est une vie nouvelle qui commence. Pour les nouveaux convertis, plus rien ne peut être comme avant. Nous avons tous besoin de retrouver la force de cette présence du Seigneur dans notre vie et notre monde.

Dans l’Évangile, nous retrouvons Jean Baptiste qui annonce la venue de Celui qui apporte la « consolation au monde ». « Moi, je vous baptise dans l’eau, mais il vient Celui qui est plus puissant que moi… Lui vous baptisera dans l’Esprit Saint et le feu » (Luc 3, 16). L’Esprit Saint est l’artisan principal du baptême chrétien. Il est Celui qui brule et détruit le péché du monde ; il nous libère de la domination des ténèbres et du péché. Il nous transfère dans le Royaume de Lumière qui est celui de l’amour et de la paix.

C’est cela que nous découvrons dans le baptême de Jésus. Il rejoint ce peuple de pécheurs qui viennent accomplir un geste de pénitence. Les uns et les autres étaient invités à se convertir. Jésus n’avait pas de péché à se faire pardonner. Mais s’il entre dans l’eau du Jourdain, c’est pour rejoindre ce monde pécheur qu’il est venu chercher et sauver. Il nous rejoint au plus bas dans l’abîme de la perdition, dans l’horreur de notre iniquité et de notre déchéance. Tout ce péché qui nous accable, il le prend sur lui pour nous en libérer.

Cet événement nous apporte un éclairage nouveau sur la différence entre le baptême de Jésus et celui que nous avons reçu : au jour de son baptême, Jésus a été plongé dans le péché du monde ; il l’a entièrement pris sur lui pour nous en libérer. Pour nous chrétiens, c’est le contraire : nous avons été immergés dans cet immense océan d’amour qui est en Dieu, Père, Fils et Saint Esprit. Nous sommes devenus un avec Dieu. Le baptême chrétien nous donne le Christ pour passer avec lui de la mort à la vie, du péché à la sainteté, de l’angoisse à l’amour.

C’est aussi à chacun de nous que la voix du Père se fait entendre : « Tu es mon enfant bien aimé. Voilà une parole que nous devons nous répéter inlassablement : nous sommes tous les enfants bien-aimés du Père. Il nous aime tous tels que nous sommes. Désormais, plus rien ne peut être comme avant dans notre vie ; nous retrouvons une assurance nouvelle, une nouvelle manière de nous tenir debout et d’exister.

C’est aussi une responsabilité : au jour de notre baptême, nous sommes entrés dans une grande famille qui s’appelle l’Église ; l’autre est aussi enfant de Dieu, tout comme moi ; et je dois en tenir compte dans mes rapports avec lui. C’est un appel à réagir contre la violence, contre la misère et contre tout ce qui dégrade l’homme. Il reste beaucoup à faire pour instaurer le règne du Christ dans nos villages, nos quartiers, nos lieux de travail et de loisir. Nous sommes tous envoyés pour construire un règne de paix et de justice, un règne de vérité et d’amour. Et que chacun puisse s’entendre dire : « Tu es mon enfant bien-aimé. Tu fais toute ma joie. »

Télécharger : Baptême du Seigneur

Sources : Revue Feu Nouveau, saisons bibliques 1, lecture biblique des dimanches (Albert Vanhoye), commentaire de Claire Patier. Missel des dimanches et fêtes (Bayard), François Selon saint Luc, dossiers personnels

 

En marche vers la Lumière

Textes bibliques : Lire

Nous venons de fêter dans la joie la naissance du Christ Sauveur. L’Évangile nous a parlé de l’annonce qui en a été faite aux bergers de Bethléem. À travers eux, c’est la bonne nouvelle qui est annoncée aux pauvres, aux petits, aux exclus. Aujourd’hui, la fête de l’Épiphanie nous invite à ouvrir nos horizons : ce n’est pas seulement au peuple Juif que le mystère de Dieu est offert ; il n’est pas seulement pour ceux qui se reconnaissent chrétiens : il est pour toute l’humanité. C’est ce que nous font comprendre ces mages qui ont quitté leur pays pour aller à la rencontre du Roi des juifs. Continuer la lecture de En marche vers la Lumière

Appelés « enfants de Dieu »

Textes bibliques : Lire

En cette fête de la sainte Famille de Jésus, Marie et Joseph, la liturgie nous propose trois lectures qui nous parlent de la famille. Dans le premier livre de Samuel (1ère lecture), nous avons le témoignage d’Anne. Par ses prières insistantes, elle a reçu de Dieu un fils. Elle l’emmène au temple de Jérusalem pour qu’il soit consacré au Seigneur pour toujours. C’est une manière de rappeler que les enfants n’appartiennent pas seulement à leurs parents. Ces derniers n’en sont pas les propriétaires. Les enfants sont un don de Dieu qui est Père de tous les hommes. Continuer la lecture de Appelés « enfants de Dieu »

Noël pour tous

Textes bibliques : Lire

Chaque année, nous nous retrouvons dans la joie pour fêter Noël. Dans les églises, nous nous rassemblons plus nombreux que d’habitude. En effet, Noël est une grande fête. Et nous avons voulu que les chants, la musique et les décorations autour de la crèche respirent un air de fête. Dans nos maisons, la présence de parents et amis montre que nous voulons partager notre joie. Malgré les soucis et les inquiétudes de la vie actuelle, nous faisons tout notre possible pour que Noël apporte du bonheur à ceux que nous aimons, en particulier les enfants.

En venant ici dans cette église, nous entendons une bonne nouvelle : Celui dont nous fêtons la naissance aujourd’hui accueille tous ceux et celles qui viennent à lui. Comme les bergers la nuit de Noël, nous avons quitté nos occupations pour nous rendre jusqu’à la crèche. À travers ce petit enfant qui vient de naître, c’est Dieu lui-même qui se rend visible ; c’est Dieu qui vient habiter notre terre. Le Dieu lointain que les hommes cherchaient à tâtons s’est fait tout proche. C’est ce Dieu que accueillons en Jésus Christ. Comme les bergers, nous sommes invités à entrer dans le silence pour contempler Dieu lui-même sur les genoux d’une femme appelée Marie. Dieu n’est pas quelque part au-dessus de nous. Il n’est pas ailleurs. Il est « Emmanuel » ce qui signifie « Dieu avec nous. »

Ce Dieu que nous fêtons aujourd’hui est venu pour une mission bien précise. C’est lui-même qui nous le dit dans son Évangile : « Je suis la Lumière, du monde. Celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres. »… « Je suis le chemin… » ou encore « Je suis la porte ». C’est cette image de la porte que nous allons retenir. En effet, le Christ est venu ouvrir la porte de la vraie Vie. En cette fête de Noël, nous pensons à tous ceux et celles à qui il a ouvert une porte.

Quand Jésus est né, il a ouvert la porte aux bergers. Ces bergers faisaient partie d’une catégorie vraiment méprisée. C’étaient des hommes rustres et pauvres qui n’avaient pas l’habitude de fréquenter les lieux de culte. Avec eux c’est une annonce de la bonne nouvelle aux pauvres. Et cela, nous le retrouverons tout au long des évangiles. Cette annonce a commencé avec les bergers dès la naissance de Jésus. On peut dire qu’il est né en poussant la porte du mépris qui les entourait.

Tout au long de sa vie, Jésus a ouvert de nombreuses portes. Nous pensons à ceux et celles qui étaient accablés par la souffrance et la maladie, ceux et celles qui étaient enfermés et enfoncés dans leur culpabilité et leur péché. Il a ouvert la porte de la Lumière à Marie- Madeleine, Zachée, Matthieu, la Samaritaine et bien d’autres qui étaient rejetés par la société des bienpensants. Et lorsqu’il est mort sur la croix, Jésus a ouvert une autre porte, celle de la Vie au-delà de la mort. Désormais la mort n’est plus une fin mais un passage vers une vie nouvelle.

Cette bonne nouvelle n’est pas seulement pour autrefois. Elle est pour tous les hommes de tous les temps et de tous les pays. Et elle continue à se réaliser aujourd’hui en 2018. Nous connaissons tous des témoignages d’hommes et de femmes qui ont redécouvert la foi. Il y a eu dans leur vie un événement déclencheur, une rencontre, une lecture qui les a marqués, un rassemblement, un pèlerinage… Le Seigneur s’arrange toujours pour mettre sur notre route les personnes qu’il faut pour nous sortir de notre enfermement. Cet événement c’est comme une porte qui s’est ouverte, une lumière nouvelle, une nouvelle manière de regarder la vie.

Aujourd’hui, le Christ rejoint tous ceux et celles qui sont éprouvés par la souffrance, la maladie, le deuil, le chômage, les conflits familiaux… il ne va pas faire un miracle pour résoudre tous ces problèmes. Mais il va nous ouvrir la porte de l’espoir et du courage pour chercher encore. Notre Dieu est un compagnon qui marche avec nous. Parfois même, il nous porte. Et ce qui est extraordinaire c’est que nous pouvons toujours le rejoindre dans la prière. Il est toujours là pour nous aider et nous encourager à pousser des portes entrouvertes.

Nous vivons dans un monde enfermé à double tours, enfermé dans les murs de l’égoïsme, de l’indifférence, du racisme, de la rancune. Mais Noël nous apporte un message d’espérance offert à tous. Nous accueillons dans la joie la visite de Dieu. Elle est pour nous. Accueillons son message d’espérance. Accueillons son message d’espérance. Laissons-nous faire par lui. Nous ne le regretterons pas. C’est à ce prix que nous pourrons vivre un bon Noël.

Télécharger : Noel pour tous

 

Un air de fête

Textes bibliques : Lire

À l’approche de Noël, nos villes et nos villages ont pris un air de fête. Toutes ces lumières qui illuminent les rues et les maisons c’est quelque chose de merveilleux. Partout, on se prépare à faire la fête. Des associations s’organisent pour que cette joie soit partagée avec les plus pauvres. Noël sera également fêté dans les hôpitaux, les maisons de retraite, les prisons. Chaque année, des hommes et des femmes de bonne volonté s’organisent pour que cette joie de Noël soit offerte à tous. Continuer la lecture de

Un air de fête